samedi 4 avril 2015

Une histoire de racines

Tara est née dans ce pays, dans cette maison, c'est chez elle ici. Elle aime cette maison qui change peu à peu et s'aménage de mieux en mieux. Elle aime ce petit jardin devant la porte, et encore plus le "grand" jardin, domaine des lombrics et futur royaume à carottes et à courges spaghettis.

Elle n'a pas encore exploré chaque recoin de la chaumière, chaque placard de fond en comble, mais ici, elle n'a pas peur de l'obscurité nocturne.

Je me suis demandée pendant longtemps - très longtemps - quel environnement construire pour ma fille.  J'avais envie qu'elle est un aperçu de tout, qu'elle danse, qu'elle aille à l'école de cirque, qu'on jardine, qu'elle est accès à toutes sortes de documentations sur les animaux, sur l'art, sur l'histoire, l'artisanat, qu'on sorte beaucoup... Normal me direz vous, sauf que je pensais que tout était à mettre au même niveau, pour qu'elle considère ce petit monde dans son ensemble. Mais aujourd'hui, je pense que cette diversité à parts égales n'est plus si importante.
Il y a aussi des enfances du cirque, des enfances à la ferme, des enfances autour du monde...  Et je me disais, et nous ?

Et bien, Tara grandit au milieu d'un tas de laine, et alors ? Grandissons au beau milieu d'un tas de laine, explorons l'art de la fibre et du fil, passons-y son enfance, vautrons-nous dans la création et la technique. Le fil m'apparait maintenant si riche en enseignements, de la nature à la confection, que je n'ai plus la sensation de la faire passer à côté de quelque chose de fantastique, magnifique, ou encore extraordinaire, si l'atelier devient le centre de notre vie.

L'Homme et le Fil, c'est une longue histoire ; alors grandir dans un tas de laine, c'est aussi... "Manger le fil !" me souffle-t-on dans l'oreillette... Ah non ! Et ben voilà, Miochette a encore frappé, j'ai perdu la fin de ma super conclusion !




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