lundi 24 avril 2017

Pètent les couleurs, fume le crochet


Toisons Bretonnes 3 PLY, teintures à la garance L'atelier d'Enid
Crochet 5,5
1m40 de chainette
5 mailles en l'air, tourner
*jeté, piquer dans la maille, jeté, tirer la boucle à travers la maille, jeté, piquer dans la maille, jeté, tirer la boucle, jeté, piquer dans la maille, jeté, tirer la boucle
jeté, tirer la boucle à travers les sept boucles sur le crochet, terminer la maille
1 maille en l'air* (= mouchet)
*à* toutes les 3 mailles sur la longueur de la chainette
3 mailles en l'air, tourner
*à* entre chaque mouchet.

Objectif, 1m40 par... 2m. Ouais. Commande spéciale (et réalisation sous la houlette) de la Mioche.

105 par 148


Le Korrigan et les Cailloux vous présentent leur nouvelle série en 105*148 mm : Bulletintamarre !

dimanche 23 avril 2017

L'homme sans mémoire

Vu passer un matin une citation de Voltaire : "La politique est le moyen pour des hommes sans principes de diriger des hommes sans mémoire."
Des hommes politiques sans principes, ça ok, je conçois, je vois à peu près.

Des hommes sans mémoire.

Space opéra en réalité augmentée.

La mémoire de notre espèce, de notre peuple... Quelle considération lui accorde-t-on au XXIe siècle ? L'homme sans mémoire est-il en paix avec lui et les siens, est-il libre ? L'homme sans mémoire est-il encore homme ?

La mémoire et la volonté, les clefs de l'homme libre ? 

vendredi 21 avril 2017

Une année de grande section sauce Punkschool

Un petit bilan pour ne rien oublier, le printemps est propice à se laisser emporter par les évènements !




Un parfum de rebellitude à paillettes, une môme à dentelle à cheval sur son bolide à roulettes, toutes les dents de lait bien accrochées...







Faaaaaake !

Happy 300 billets mon blog ! 
Merci à tous pour vos visites, pour le courage dont vous faites preuve pour venir me lire régulièrement, merci pour vos commentaires ! 

mercredi 19 avril 2017

Le Bon gros grade 1

Forest Punkschool Way
(of life)

Curriculum première année 
(année 1 du cycle 2 selon l'EN, ça veut dire CP)


Une programmation ?
Tout simplement pour...
Se reposer, la mère comme pour la fille. Avoir tout un tas de ressources classées à disposition, un fil conducteur quand la mioche virevolte à 360 tours minute, une ligne de vie dans les moments où l'énergie se fait rare.
Se donner un but, se mettre au défi.
Se laisser le temps de penser.
Pour aider l'inspecteur de l'éducation nationale bienveillant dans sa tâche, pour ne pas laisser le champ libre à l'inspecteur borné (bien que la prochaine circulaire semble vouloir mettre ce dernier type d'inspecteurs au pas, à défaut du nez dans leur caca).


Structure de l'année

Déclarations dans la première semaine de septembre
Notre rentrée : 18 septembre 2017, après trois mois de longues vacances
Vacances d'Hiver : 24 décembre-22 janvier
Fin d'année et début des vacances d'été : 17 juin 2018


Organisation quotidienne et hebd(r)omadaire

6 matinées travaillées
Les aprem' en roue libre
Lecture offerte le soir

Art et artisanat : tricot, tissage, broderie, couture, chant, danse (classique), flûte, dessin, cabane, mécanique, potager...

Matinée :
Mise en route, discussion, chant, lecture allemand ou anglais, danse (classique)
Leçon principale
Leçon secondaire


Blocs
(Chaque bloc fera l'objet d'un billet dédié, dont je créerai les liens ci-dessous au fur et à mesure des publications.)

Dessin de forme
Lettres I
Sciences naturelles
Numération et calcul
Histoire naturelle
pause hivernale
Lettres II
Bretagne et Brocéliande
Calcul
Lettres III
Géométrie naturelle et géographie physique
Énergies




mardi 18 avril 2017

Un dernier bloc de calcul pour cette année

Tara débute un nouveau bloc de calcul de deux semaines : elle finira le fichier GRIP Numération et Calcul CP Les nombres de 1 à 9 ainsi que Géométrie CP.
J'ai néanmoins ôté quelques pages qui serviront de révisions et remise dans le bain en septembre.
Ça ne nous prendra pas la semaine, aussi nous irons jusqu'à l'étude de la qualité de la douzaine la semaine prochaine, et nous explorerons les propriétés des nombres déjà étudiés. Il est important ici, je crois, de différencier la capacité d'un enfant à compter jusqu'à tant de sa connaissance intime du nombre. Expérimenter un nombre, c'est non seulement connaitre sa qualité, sa quantité, sa forme, son signe, son son, mais aussi apprendre ce qu'il a de spécial. Et c'est ce qu'on fait en réalité pendant les leçons, apprendre la spécialité des nombres.

Depuis quelques jours, et pour encore une semaine entière, nos histoires du soir proviennent des Contes de la Rue Broca, parmi mes préférés. En peu de temps, ma fillette a (encore) fait un bond en avant, et ce livre a émergé (en chutant) des étagères en mouvement (oui, j'ai pu augmenter notre capacité d'accueil livresque) pile au bon moment. À nous, sorcière, rue Mouffetard, chaussettes rouges et fée du robinet !

En réalité, depuis que les beaux jours sont bel et bien de retour, je ne vois que très peu ma fille. Elle passe sa vie dehors ! Le hameau entier est hilare chaque soir, quand, vers 19h30, j'arpente les routes à sa recherche. Elle se réveille le matin, passe un peu de temps blottie sur le fauteuil avec son chat, boit une tisane, parfois déjeune, fait consciencieusement sa leçon, et pfiou, disparaît dans la campagne, chez les voisins, à droite, à gauche. Je la vois passer, des fois. Soif, faim, et encore. C'est un rythme de vie beau comme une pluie de pétales de cerisier dans le vent d'avril. La seule chose que je regrette, c'est la folie des voitures et la monstruosité des machines agricoles de notre temps : elle n'a pas le droit d'emmener son chien dans ses pérégrinations, c'est bien trop dangereux pour l'animal.


jeudi 6 avril 2017

Aujourd'hui


La moindre des leçons, c'est d'accorder à chaque chose, même la moindre chose, de la valeur et un temps d'attention.
Sans cela, la moindre construction restera bancale, vide de sens et d'humanité.

mercredi 5 avril 2017

Sécher l'antisèche...

Le serpent chuchote des secrets à la chouette.

Le chouca susurre des choses sérieuses au chameau.

Les chaussettes mises à sécher sont chaudes.



Quand Tara s'auto-dérisionne parce qu'elle n'arrive pas à faire chécher quoique ce soit, on passe à l'attaque. Mot après mot, la phrase d'abord incomplète finie par être déclamée avec adresse et distinction.

mardi 4 avril 2017

Hier

 
Première baignade dans l'étang. En avril, le funambule installe son fil.


Lathrée clandestine...

samedi 4 mars 2017

Le Silo

Des fois, tu rencontres des gens qui repartent aussitôt à la poursuite de leurs rêves...

https://www.facebook.com/Le-Silo-2177488729143653/

Le Silo


rue de l'église
19400 Argentat
Highlights info row image 06 41 36 57 89

Le Silo côté épicerie...
Nous pratiquons-du moins nous essayons- le zéro déchet depuis plusieurs années. Qu'est ce que faire du zéro déchet ? Le but est d'arriver à réduire à la source le nombre effarant de déchets que nous faisons annuellement (selon l'Ademe, 354 kg par habitants), et qui vont se transformer soit en pollution par brulage, soit en pollution directe dans la nature. Le Silo est là pour aider tout le monde à réduire le nombre d'emballages alimentaires ainsi que les emballages de produits ménager.
Que trouverez-vous côté épicerie ? La plupart des produits secs courants, tels que riz, pâtes, lentilles, farines, sel, sucre, flocons d'avoine, soja texturé...mais également la levure à gâteaux, les épices, les condiments, les petits déjeuner, les fruits secs...Nous proposerons également les huiles et vinaigre à la tirette, sauf l'huile d'olive dont la vente en vrac est rigoureusement interdite. Il suffira de venir avec vos sacs en tissus, vos bocaux, vos boites alimentaires, et vous remplirez vous-même. Nous avons opté pour proposer en majorité des produits sains, sans pesticides, sans engrais chimiques, et respectant les producteurs. Dès que possible, nous proposerons des producteurs locaux. Le Silo sera également un espace pour trouver des informations sur les commerçants du coin qui acceptent de servir en vrac. Ici, vous aurez également accès à de petites fiches de recettes pour réaliser ses propres produits ménager, son lait végétal...etc. Toutes auront été testées en amont par nos soins...
Un espace sera réservé aux produits d’entretien courants : vinaigre blanc, lessive, produit multi-usage, savons de Marseille à la coupe et en paillettes. Il suffira de prendre un flacon et de venir le re-remplir à chaque fois.
Le Silo sera ouvert toute l'année.


Le Silo côté café...
Changement d'espace, nous voici dans le café-librairie. Ici, une terrasse a l'extérieur et quelques tables dedans, provenant pour la plupart du réseau Emmaüs, vous accueilleront pour boire un café, un thé, un jus de fruit ou un sirop.Nous avons opté pour un café sans alcool. Le thé et le café sont en vrac, les sucres également. Ici, on teste le zéro emballage.Et pour les inconditionnel du "café-tout-nu", pas de souci ! Les théières seront donc équipées de filtres en inox lavables, et non pas de filtres à composter. Nous proposerons du café piston. Tout l'organique sera composté dans notre jardin...Nous essaierons de trouver un pâtissier qui accepte de nous faire quelques cakes et gâteaux plutôt bios pour agrémenter les boissons. Nous mettrons en place un service de café pré-payé, histoire de pouvoir vraiment accueillir tout le monde chez nous.
La librairie a plusieurs visages : du neuf bien sur, mais spécialisé sur les alternatives dans tous les domaines (écologie, société, politique, monde, éducation et instruction, savoir-faire à se réapproprier, jardinage, cuisine). Également de l'occasion, pour se détendre (policiers, romans, mais également quelques incontournables en alternative qui ne seraient plus édités) à moindre frais. Et enfin une bibliothèque, gratuite, pour lire à table...Une boite de "circul'livre" placée à l' extérieur permettra de faire connaitre à tout le monde les ouvrages que vous aurez apprécié...Nous avons envie de mettre en valeur l'économie circulaire, et l'économie du don.
Les enfants sont chez nous les bienvenus : un espace avec des jeux de société, des livres, des bandes dessinées, et des jeux d'éveils pour les minis leur est réservé.
La prochaine fois, je vous raconterai l'histoire de l'association culturelle adossée au Silo...

vendredi 3 mars 2017

En avance...

Difficile de répondre rapidement à Papillons et Libellules, qui commentait ici :
"[... ] Je constate que tu as démarré le grade 1 en avance.
Est-ce que tu adaptes à son âge ou est-ce que tu suis une première année " classique "? [...] Mais je pense que tu es passée par les mêmes prises de tête , pardon, questionnements , que moi..."

J'ai effectivement préparé un Premier Grade qui couvrait l'année scolaire 2016-2017. Pour en avoir sous le pied. Mais, tout comme je l'avais annoncé, j'ai chaque jour observé la petite pour savoir si on ne rentrait pas trop dans l'intellectualisation des apprentissages. Je n'avais fait qu'esquisser chaque bloc, mis des documents de côté, regardé du côté des blogs, et des jolis tableaux Pinterest. Et chaque bloc fut très léger, peu de temps de travail au début (10 minutes), une heure aujourd'hui (parce qu'on est sur un bloc de calcul, et que je me fais mordre quand je dis stop).
J'ai fait en sorte que chaque début de bloc soit une (re)découverte joyeuse, j'ai surfé sur l'enthousiasme naturelle de Tara pour que chaque nouvelle rencontre avec une discipline soit une joie. (J'ai lu l'importance de ce fait dans un texte de Steiner ou d'un enseignant Steiner, mais lequel ?)
Entre temps, elle a fait une poussée de croissance, elle nous a maturé un truc tout l'hiver, et aujourd'hui, elle rayonne.
Qu'elle connaisse tout d'un sujet, d'un conte, avant, n'a aucune espèce d'importance ici. Mais 6 ans n'est pas 9, les prises de tête sont autres.

Donc non, je n'ai pas vraiment un curriculum d'avance, puisque nous ferons un bon gros grade 1 l'année prochaine. Les contes pourront être plus longs, plus complexes, mettant en œuvre plus de connaissances, on entrera peut-être plus vite dans les légendes et les fables, mais pour approfondir, nous aurons les langues vivantes et des leçons de choses. nous aurons le temps d'exiger de nous-même le travail le plus appliqué possible. Si un bloc estampillé G1 déborde sur un niveau G2, bah, ça déborde quoi. Et si Tara souhaite apprendre tous les noms de dinosaures et d'oiseaux, si elle souhaite avancer en biologie, en géographie, en menuiserie... Bah fonce cocotte, tu arriveras bien quelque part.

En IEF, l'enfant qui semble "en avance" a l'énorme chance d'avoir le temps de découvrir le monde aussi vite qu'il le peut, qu'il le veut ou en a besoin. Et son parent a l'énorme chance de pouvoir prendre son temps pour planifier les approfondissements, les consolidations et les révisions. C'est l'histoire des deux dons du parent à l'enfant, les ailes et les racines. L'enfant "en avance" aurait des plumes de base, pack complet + 25% en prime, à nous parents de ne pas laisser son riche terreau s'éparpiller à cause du vent produit par le battement des ailes.

Je ne pense pas avoir répondu exactement à ta question "Comment je fais moi, en pratique, avec trois tornades qui savent déjà tout sur tout ?" mais j'espère bien voir juste sur le côté "Ce n'est pas grave de passer du temps à redécouvrir, au contraire."


(Et je ne relis pas, les probables fautes sont en cadeau, aujourd'hui, la flemme.)

jeudi 2 mars 2017

Avez-vous dit "Poésies" ?

http://www.poetica.fr/

Bibliothèque poétique par thème et par auteur, présentation épurée, petite perle découverte grâce au partage sur le forum À la maison selon la pédagogie Steiner de cette chouette maman-ci.

mercredi 1 mars 2017

Sortir de l'hiver comme un boulet de canon

Il m'arrive d'écrire des lignes et des lignes de sériosités sans devenir, et il m'arrive tout aussi souvent de sortir des conneries chargées de sens. Comment faire le tri pour alimenter régulièrement un blog ? Mission impossible pour mon cerveau, aussi délicat à manier qu'un stérilisateur haut pression semi-industriel à manomètre.

Alors quoi, donner des nouvelles pour des nouvelles, m'auto-extasier devant un enfant qui... grandit. M'bof m'voyez. Pas le genre de la maison de s'envoyer des pâquerettes à longueur d'année.

Selon notre professeur de danse classique, j'ai mis au monde un petit prince. Un cerveau libre dans un corps qui mature tout doucement, très doucement, qui ne croît pas vite, pas beaucoup. Le challenge, c'est toujours de permettre à l'esprit d'être nourri, de le laisser s'émerveiller de la nature du monde, tout en respectant le rythme lent d'un petit corps pas pressé d'être grand.

Le savoir est un bien commun. Il appartient à tous et n'est pas monnayable. Il appartient à tous de préserver ce savoir, c'est de la responsabilité collective pour le maintien de l'humanité du niveau de vie.

On peut bien suivre le rythme de l'enfant, respecter ses forces, ses cheminements, ses centres d'intérêts, il n'en reste pas moins qu'avoir toujours de la ressource sous le coude, du savoir fondamental au calendrier des expos au musée national, prévient la fatigue parentale, permet la clarté du propos et la sérénité du quotidien face à l'échéance de l'inspection de l'académie.

Être prêt, préparé, avoir soi-même étudié (on ne devrait jamais cesser d'étudier) ou ne jamais considérer sa culture générale comme finie, est un atout, et parfois une nécessité.





mardi 28 février 2017

Numération et calcul au cp les nombres de 0 à 9, Géométrie cp, au grip

par Pascal Dupré, instituteur.


En v'là ti pas quelque chose, ces fichier de 2007 que j'ai pu télécharger légalement et gratuitement sur le site du SLECC ne sont plus disponibles. M'enfin, il s'agit de ce manuel.

 Vive les réseaux sociaux, merci à Y.D. ! Voici les liens de téléchargement pour la version 2007 :
http://slecc.fr/fiches_SLECC_CP.htm
http://slecc.fr/sources-slecc/documents-peda/CP/Calcul_DP/calcCP1-9.pdf
http://slecc.fr/sources-slecc/documents-peda/CP/Calcul_DP/calcCP10-99.pdf
http://slecc.fr/sources-slecc/documents-peda/CP/Calcul_DP/livre_maitre.pdf
http://slecc.fr/sources-slecc/documents-peda/CP/Calcul_DP/livre_maitre_12-40.pdf
http://slecc.fr/sources-slecc/documents-peda/CP/Calcul_DP/geometrieCP.pdf
http://slecc.fr/sources-slecc/documents-peda/CP/Calcul_DP/chiffres.pdf

C'est un peu la méthode Gros bon sens. Après 5 ans et demi à vivre et expérimenter l'unité et la quantité, l'espace et les tas de trucs, le partage des bonbons avec le copain ou la copine, la récolte de la poignée de radis parvenus à maturité, on passe à l'intellectualisation et la modélisation cérébrale. Et ça repart de zéro, décortiquant chaque nombre, décomposant la quantité, et présentant les 4 opérations avant même d'atteindre la dizaine. Résultat ? Tara en est à étudier le 6, et la multiplication, la commutativité en prime, avec les cubes d'unité de sa boîte de réglettes cuisenaires au besoin.
En deux légers blocs d'étude*, elle a abordé le demi, le tiers, le quart, le double et la moitié, la paire et le couple, la différence, l'unité, la résolution de problème à l'écrit à l'oral, le calcul pour le calcul, le piège des pièces de monnaie, le 0, le 1, le 2, le 3, le 4, le 5, l'addition, l'égalité, l'horizontale, le vertical, les pavages, les carrés, les triangles, les rectangles et la manipulation de la règle pour mesurer en centimètre.

J'ai pour l'instant lu les consignes, avant de les reformuler, pour permettre à la mioche de s'imprégner de cette notion de consigne, et du vocabulaire utile. Je vais commencer à passer la main tranquillement, pour ne plus expliquer que la leçon et les exemples, et reformuler si besoin.

En parallèle, Tara voulait écrire 2017, je lui ai donc présenté le tableau millier, centaine, dizaine, unité. Ça mijotera le temps qu'il faut, nous laissant atteindre la dizaine.

En rien les exercices proposés par le fichier ne m'ont paru absurdes, décalés de la réalité de l'enfant, ou encore déphasés quant à ses capacités.  Bref j'aime, surtout quand je dois arracher le fichier des mains de la petite pour l'envoyer se coucher ou jouer dehors.

Avis miochesque : J'aime surtout quand mon cerveau calcule.
Elle serait ma fille, que ça ne m'étonnerait pas. Hé ! Attend, C'EST ma fille ! ;-)


* J'y reviendrais dans un prochain article, sur ces fameux blocs d'étude Steiner.

lundi 27 février 2017

Punkschool III

C'est enregistrer le morceau, les voix, les bruits, les sons,
et puis mixer, procéder aux arrangements.

C'est laisser la mioche foncer droit devant, mener ses apprentissages à l'informel, à l'autonome,
et puis chaque jour passer un peu de bon temps, suivant une ligne directrice dessinée par moi, à ancrer les savoirs vécus, à développer les connaissances acquises, à élargir les horizons disciplinaires découverts.

L'un entraine à l'autre, et inversement, et boule de neige.

L'Herbier d'une vie

Par Véronique Barrau
Aux Éditions Plume de Carotte

Le sous-titre de cet ouvrage donne le ton "Quand les plantes nous accompagnent du premier au dernier souffle", et la première accroche de l'introduction renforce cette idée "Alliance avec la flore". Introduction plutôt courte par ailleurs, en comparaison avec d'autres volumes de la collection.

Sautant à la table des matières page 165, on constate que notre herbier d'une vie est découpé en 4 parties. De la naissance au mariage, la vie en société, le bien-être, les funérailles. L'homme ne se soustrait pas à son environnement, mais utilise, parfois inconsciemment, les messages de la nature. Il les provoque aussi, et les interprète avec sa mémoire d'homme. L'homme n'est pas soustrait à son environnement, dès avant sa conception et jusqu'après son décès, la nature influence sa destinée.

On retrouve la mise en page typique des Herbiers, que j'ai déjà présenté. Les couleurs sont plus vives, plus denses, les plantes s'entremêlent avec les objets manufacturés, les photographies offrent une consistance au propos avant même d'en lire le texte.

Ici, Véronique Barrau n'a pas le temps pour les fioritures, à l'image du temps d'une vie bien remplie, et nous offre une prose simple, efficace, précise, et empreinte de la richesse culturelle naturelle humaine. Elle nous raconte les croyances, les coutumes et les traditions, qui font tout autant partie de notre patrimoine que les paysages, les bâtis, la musique...

À propos de l'auteure, Véronique Barrau

Née en 1969, Véronique a vécu ses vingt premières années dans le Tarn, au coeur de la Montagne noire. Plonger son nez dans les livres, sillonner la nature pour dénicher de nouveaux trésors, remonter le temps pour découvrir les croyances d’antan, voyager dans le vaste univers des légendes... Toutes ces passions l’ont conduite à partager ses engouements par le biais de ses livres mais aussi d’animations – ateliers musique et écriture, diaporamas et expositions – effectuées au sein de l’association Mélusine.

dimanche 26 février 2017

Punkschool II

C'est tout à la fois
voir loin et bosser dans un but, remplir une période d'apprentissages programmés avec un objectif,
et faire tout un tas de trucs qui nous mèneront bien quelque part.

La première proposition est asservie à la seconde.


lundi 20 février 2017

Punkschool

Contre-culture. D'abord acquérir une solide culture pour la prendre à contre-pied, en percuter les horizons à la créativité-bélier.

Ancre. Largue les amarres quand tu sais d'où tu viens.

Choisir. S'engager sans geindre, tenir bon, réfléchir fort tout le temps.

Désobéir. S'offrir le monde, s'offrir la liberté culturelle, refuser la médiocrité.

Respirer. L'air du temps.

Regarder. Tout ce qu'il est possible de voir. Anticiper l'inertie étatique, les grands soirs tragiques. Regarder l'individu et l'espèce.

Produire. Des idées, du son, de l'outil. Produire pour soi, donner.

Se laisser influencer, se laisser inspirer, influencer et inspirer à son tour. Partager.




lundi 13 février 2017

L'Herbier des Explorateurs



C'est tout d'abord un grand livre. 24 par 37,9 cm. Et comme c'est un beau livre, ce n'est pas gênant de le laisser exposé hors des rayonnages de la bibliothèque.

L'introduction commence sur ce questionnement "Pourquoi partir ?"
Et tout l'ouvrage s'emploie à y répondre. Aux antipodes d'une simple présentation explorateur-route-découverte sur le thème botanique, la recherche est anthropologique. Ce sont les hommes qui sont au cœur du récit, et l'Herbier rappelle à l'homme à la fois sa force et son courage, et son appartenance au règne du Vivant. 

Le livre s'organise comme les autres herbiers, chaque double page présente à gauche la monographie, et à droite une planche en pleine page. Sous chaque titre, une carte, à gauche de la carte, une biographie succincte du personnage, en-dessous le texte, à droite du texte une marge annotée, et tout en bas, une citation du personnage dans un encart.
Certains explorateurs parmi les 62 noms bénéficient même de deux doubles pages !

Mise en lumière des enjeux de la course aux découvertes botaniques, voyage immobile à travers le monde et le temps, cet Herbier des Explorateurs trouve chez nous sa place au côté de l'Herbier voyageur, une histoire des fruits, légumes et épices du monde.

Après l'index botanique, et la bibliographie, on découvre l'auteure (ici reprise du site web de la maison d'édition) :
Née en 1962 à Royan, face à l’Atlantique, Florence Thinard montre très tôt une remarquable incapacité à effectuer un travail scolaire en bord de mer. Plages, dunes, forêts, vent du large, océan, l’appel de la nature est trop puissant. Elle subit donc une scolarité laborieuse jusqu’au bac. Puis, s’installant à Paris, elle parvient enfin à aligner les heures d’études et obtient avec enthousiasme des diplômes d’histoire, de sciences politiques et de relations internationales.
Après quelques années passées ainsi, à observer le monde à travers les livres, elle décide d’aller y voir de plus près et accompagne des groupes de vacanciers des États-Unis à la Turquie, de l’Égypte à la Thaïlande. De retour, elle devient journaliste de presse écrite, se spécialise en presse jeunesse et dans le décryptage de sujets d’actualité. Depuis une dizaine d’années, l’écriture de documentaires lui permet d’assouvir une curiosité toujours intense pour l’histoire et la marche du monde. Pour équilibrer ce travail rigoureux, elle écrit aussi des romans jeunesse où la réalité se soumet joyeusement à l’imagination. Autant d’occasions de larguer les amarres et de prendre le large…
http://www.florencethinard.fr

samedi 11 février 2017

Fin du transfert !

Et voilà ! Fin de l'attaque des Naut-Ifications dans vos boîtes de réception.

Vous pouvez maintenant parcourir quelques années d'archives supplémentaires.

Merci à tous !

Alerte à la notification, phagocytage du vieux blog en cours !

À l'occasion de la fusion de l'ancien blog La Chaumière avec Tara et Cie, le rapatriement des 150 articles ici (à la main, pas trouvé l'option automatique...), voici que la nouvelle date d'anniversaire du blog tombe le 2 février, arbitrairement posée sur l'une de mes fêtes préférées Imbolc et la Chandeleur !

J'espère bien que Blogger va mettre de la bonne volonté dans ce pourrissage de boîtes à courriels des abonnés, les ensevelir sous une avalanche de notifications, et surtout, qu'on redécouvre ensemble les pépites et les boulettes de mes élucubrations on-the-web.

vendredi 3 février 2017

Premier coco


Nous sommes fières de vous présenter le premier œuf de notre poulailler.
De qui est-il, de Corbeau Pti Coq la noire ou de Blanche Neige la blanche ? Nous ne le saurons jamais. Mais nous les remercions bien de ce cadeau !

jeudi 2 février 2017

Éduquer et instruire son enfant

Défonçage de porte ouverte, mais une base souvent oubliée :

- Savoir ce qu'on veut pour soi-même dans la vie.
- S'observer soi-même : dys ? haut potentiel ? autisme ? troubles du comportement ? handicap physique ? handicap mental ? hypersensibilité ? convictions religieuses, politiques ? spécificités, préférences ? fatigue, besoin d'air, besoin de retourner dans sa bulle ?
- Observer son enfant : dys ? haut potentiel ? autisme ? troubles du comportement ? handicap physique ? handicap mental ? hypersensibilité ? convictions religieuses, politiques ? spécificités, préférences ? fatigue, besoin d'air, besoin de retourner dans sa bulle ?
- Concilier les TROIS points ci-dessus, être intellectuellement honnête avec soi-même. Sans jamais oublier ni soi ni le soi de l'enfant, ni le café sur la liste de courses. 

mardi 31 janvier 2017

Pensée du jour...

Si on prend la Convention Internationale des Droits de l'Enfant, il n'est jamais écrit que si les parents sont prioritaires dans les choix éducatifs, l'état soit désengagé de ses responsabilités dans le cas où les parents assument l'instruction. Pareil dans la législation française.

lundi 30 janvier 2017

[Service publique / EN] Service d'assistance pédagogique à domicile

http://www.esen.education.fr/?id=79&a=83&cHash=22a8990068


SAPAD : service d'assistance pédagogique à domicile

C'est un service mis en place dans chaque département par l'éducation nationale, sous la présidence de l'inspecteur d'académie, directeur académique des services de l'éducation nationale (IA-DASEN), souvent en partenariat avec une association (principalement l'association des Pupilles de l'enseignement public - PEP, ou encore  l'association pour adultes et jeunes handicapés - APAJH).
Ses missions
  • Assurer la continuité de la scolarité, permettre à tout élève malade ou victime d'un accident de poursuivre, pendant une absence temporaire, les apprentissages scolaires fondamentaux, avec un soutien de proximité tenant compte de son état de santé et facilitant sa réintégration ;
  • mettre les élèves face à des exigences scolaires dans une perspective dynamique, même s'il ne s'agit pas de proposer des activités de classe reproduites à l'identique ;
  • maintenir le lien avec l'établissement scolaire et ses camarades de classe afin de favoriser la reprise de l'activité scolaire en cas de retour.
L'objectif n'est pas d'assurer l'intégralité du programme, mais d'éviter une rupture de scolarité, l'échec, le redoublement, etc. Il ne s'agit pas non plus d'un service de soutien scolaire.

Pour qui ?
Pour tout élève scolarisé à l'école élémentaire, au collège, au lycée (y compris les classes post bac), dont la scolarité est interrompue momentanément ou durablement, pour des raisons médicales (maladie, accident, handicap), pour une période supérieure à 2 semaines, hors congés scolaires.

Par qui ?
Par des enseignants volontaires de l'éducation nationale :
  • missionnés par l'éducation nationale ;
  • en activité.
Les enseignants sollicités sont en priorité ceux de l'élève. Rémunérés en Heures Supplémentaires Effectives (HSE), ils interviennent en dehors de leur temps de service. Les autres enseignants de l'établissement ou ceux d'un autre EPLE peuvent être sollicités en cas de besoin.
Il est souvent rappelé par les IA-DASEN que c'est au sein de l'établissement de l'élève que tout doit être mis en œuvre pour atteindre ces objectifs, notamment en application des circulaires de rentrée qui prévoient que chaque établissement doit apporter des réponses adaptées pour remédier aux difficultés scolaires des élèves en fonction de leur gravité. Pour favoriser la mise en œuvre du dispositif, il peut être profitable de programmer régulièrement une réunion de l'équipe éducative avec pour objectif l'évaluation de la situation (nature de l'aide, fréquence, intervenants...).

Comment ?
Les interventions sont définies par le projet d'accueil individualisé (consulter la fiche PAI) prévoyant une assistance à domicile. Ce projet individualisé, défini par le coordonnateur du dispositif, la famille, l'établissement scolaire d'origine et les médecins, s'adapte au parcours de santé de l'élève. Le rythme des interventions des enseignants et du travail scolaire s'adapte aux contraintes et à l'évolution de l'état de santé de l'élève. Une quotité horaire annuelle est fixée dans le projet (parfois, elle est trimestrielle avec possibilité de renouvellement). Des prêts de matériels (livres, ordinateurs, etc.) sont aussi parfois mis en place. L'utilisation du livret de compétences facilite le suivi pédagogique de l'élève dans le cas où les interlocuteurs se succèdent dans le temps.

Où ?
L'intervention se fait sur le lieu de résidence de l'élève ou son lieu d'hospitalisation. En effet, la notion de domicile est à comprendre comme étant le lieu où se trouve l'élève malade. Il peut s'agir du domicile familial, de l'hôpital, du centre de soins, de l'établissement scolaire et ce, durant ou en dehors des heures scolaires. Lors d'une interruption de scolarité de courte ou de moyenne durée, le numérique permet de conserver un lien avec la classe. Cela peut se faire grâce à un Espace Numérique de Travail (ENT), au cahier de texte numérique de la classe ou encore à la numérisation de documents et traces écrites d'élèves transmis par courriel.

Quelles démarches pour en bénéficier ?
Toute personne ayant connaissance de la situation de rupture scolaire d'un élève peut demander l'assistance pédagogique à domicile, à savoir : la famille, l'établissement scolaire, les services médicaux, les services sociaux, … Le chef d'établissement ou la famille saisit l'IA-DASEN. Le médecin conseiller technique de l'IA-DASEN ou le médecin scolaire de l'établissement fréquenté par l'élève, au vu du certificat médical du médecin traitant, précise si l'état de santé de l'enfant lui permet de bénéficier ou non du SAPAD. C'est à ce moment-là que le PAI est rédigé conjointement par le médecin de l'éducation nationale, l'infirmière et l'équipe pédagogique.

Quel coût ?
Le service est gratuit pour les familles. La gratuité repose sur le principe de la continuité du service public d'éducation.

jeudi 26 janvier 2017

Steiner, le mot a été lâché... Oui, mais quoi ?

Après observation de la Mioche et courte discussion hautement instructive avec Monique du Chant des Fées sur les enfants précoces, j'ai décidé en septembre (ou avant) que nous aborderions cette année d'instruction en nous inspirant de la pédagogie Steiner-Waldorf. Constatation : cette pédagogie permet au cerveau assoiffé de la Mioche d'être abreuvé, sans pour autant répondre à son besoin de savoirs par une fuite en avant aux effets délétères à long terme. 

Les enseignements fondamentaux sont donc répartis en bloc d'étude sur l'année (attention, on parle de connaissances fondamentales, pas de thématiques, la finesse du curriculum Steiner se situe là).

Avant de reprendre les travaux d'écriture, nous avons donc travaillé le dessin de forme durant deux semaines. Ligne, point, arc, cercle, ovoïde, vagues, bol, polygones, quadrilatères, triangles...

Chez nous, le premier effet kisskool de la réintroduction des leçons se fait toujours remarquer  : plus d'errances ou de ces moments inconsistants où la mauvaise humeur gagne faute d'organisation cognitive. Tara vit en Gris Arc-en-ciel, non pas qu'elle ne sache se poser d'elle-même pour se construire un savoir-faire (le questionnement d'une copine unscho qui s'interrogeait sur "le système" mis en place) mais elle a besoin en plus de ses apprentissages informelles de défis à relever.

Le dessin de forme

Tara utilisait au début (septembre) de mauvais crayons de cire pour le dessin. Bon, ça faisait le job, hein, m'enfin, le rendu était peu satisfaisant, et de simples crayons de couleur ont fini par les remplacer. Pour le second bloc de dessin, j'ai mis à sa disposition ma palette de craies "carrés Conté", et un beau carnet de papier Kraft. Alors voilà, quand on veut un beau dessin, il faut de belles matières !
Après quelques tâtonnements dans le premier bloc sur le support à utiliser pour présenter les formes,  j'ai fini par utiliser des cartes découpées dans du Canson noir. Cartes sur lesquelles sont tracées les formes (au carré Conté donc), et que j'offre comme une surprise chaque jour (une par jour travaillé pendant deux semaines). Nous avons aussi épinglé au mur nos cartes favorites.

Dans notre premier bloc (deux semaines), nous avons vu des formes simples, ouvertes ou fermées, que Tara utilisait ensuite d'elle-même dans ses dessins libres.

Dans le second bloc de dessin (mais le troisième bloc d'étude, en début d'hiver), nous avons dessiné des échos et des métamorphoses, avec alternances et dégradés de couleur. C'est un travail de précision qui a fait beaucoup de bien à la petite : réfléchir son geste, penser son mouvement, la destination finale du trait.

La lecture et l'écriture

Nous avons repris en octobre là où la petite s'était arrêté en juin, et après un court travail sur des petites phrases très simples et de nouvelles syllabes, elle a enfin pu ouvrir La clé des champs de Jacqueline Buisson. Elle réalise ainsi réellement le fait qu'une page imprimée lui apporte le sens d'une historiette, elle peut sentir cette vérité, et non plus seulement la supposer. Nous avons avancé très doucement, parfois une seule ligne par jour, mais toujours en s'imprégnant totalement du sens du texte, simple, poétique, et très proche de ce que vit Tara. Et elle a rencontré Maurice Carême dans sa première poésie apprise par cœur. On pourrait même dire apprise avec le cœur, par la joie que lui a apporté Mon petit chat. Beaucoup de fou rire aussi, parce que notre chat se régale avec des abricots secs et vole sans vergogne des bouts de biscuit.
Elle a peu écrit, mais le travail a été à chaque fois consciencieux.

Après une période de pause, nous reprenons La clé des champs avec cette fois encore des histoires qui touchent Tara dans ce qu'elle observe au quotidien, poules et coq. Oui, parce que nous avons maintenant un petit poulailler. Nous commençons l'apprentissage d'une seconde poésie, qui tient bien plus de la comptine, et que nous récitons à deux voix. 

Les nombres

Tara a avancé à petits pas dans les fichiers CP du GRIP, en leçon secondaire à la mode Steiner, la numération de 0 à 9 et la géométrie au CP. Pas de prise de tête, on donne le temps au temps.

Le conte

C'est à travers le conte que l'enfant va découvrir et lire le monde qui l'entoure. Le conte donne les clefs du Bon et du Mauvais, du Blanc et du Noir, mais aussi du Rouge et du Gris, le conte présente les paysages qui peuvent être ceux de notre campagne comme ceux des rêves de l'autre côté de la Terre. Le conte va amorcer une conscience historique, avec des grands-mères et des fils, avec des il y a très longtemps, et des il était une fois, des un jour. Le conte amène à la lecture des cartes des étoiles, il amène à la plantation des semis, à la construction géométrique d'un pays de papier et de carton. Le conte amène l'enfant à la réflexion philosophique. Le conte repose aussi.
Qu'avons nous lu ? Des légendes du Soleil, de la Lune et des étoiles, des contes et légendes celtiques, d'Amérique du Sud, des contes de Grimm, Harry Potter à l'école des sorciers, des contes de Perrault, l'histoire des Turlutins, des contes d'Andersen, des classiques du Père Castor...

Le corps et la musique

Les cours de danse classique ont repris fin septembre. La professeur est fantastique, dans sa méthode, sa passion, son amour des enfants, dans le respect du rythme et de la croissance des fillettes.  

***

Nous sommes déjà à la fin du mois de janvier, l'anniversaire des 6 ans de la Mioche est passé, et petit à petit nous pourrons observer les premiers frémissements de Dame Nature et le lent réveil de la Forêt. Je réfléchis donc, puisque nous sommes donc entrées dans un bloc "Lettres", à la pertinence du bloc suivant.


mercredi 25 janvier 2017

L'enthousiasme

Ceci est un vieux brouillon surement inachevé. Je le publie aujourd'hui tel quel, nous verrons bien si un jour j'écris la suite ! 
 

J'étais en train d'écrire un billet technique et pratique quand la question de l'enthousiasme est venue me chatouiller.

Je ne l'entend plus, cet enthousiasme, comme un élan créateur, une pulsation naturelle, qui part des tréfonds de l'enfant pour le soulever jusqu'à l'apprentissage autonome. Une glace à la fraise suscite de l'enthousiasme.
C'est donc pour moi autre chose qui pousse le mioche morveux, gigoteux et braillard à s'imprégner de son environnement pour se construire. Un truc qui doit tenir de l'instinct de survie d'abord. Froid-protection-faim. Dans cet ordre. Parler-marcher, le mioche, il le fait d'instinct pour SA PROTECTION. Genre la base du Self-défense. Parler-marcher-mâcher, le mioche le fait parce que ça fait parti des besoins vitaux.

Il n'y a pas d'enthousiasme là-dedans. C'est l'instinct animal de la survie. Les comparaisons avec ce qui suit dans la vie du petit bout d'homme n'ont donc rien à voir avec cet instinct de réponse aux besoins VITAUX.

Ce qui suit dans la vie du petit d'homme ? Le reste des fondamentaux, le jeu et la relation sociale, et de là, la naissance de l'intérêt pour tout le savoir-faire humain. Genre "Purée ils m'ont refourgué un super cadeau Bonux pour m'aider dans ma tâche première, survivre !"

Pour moi, on ne peut pas comparer l'apprentissage de la marche et celui du langage avec celui de l'écrit, des mathématiques, de l'histoire, des sciences, de la philosophie, de la géographie... Tout ce que l'homme a pu se créer dans le but de mieux (sur)vivre* dans son espace.






* Ouais, repiquée à un certain David Manise ;-)

La reprise

Nous avons repris notre souffle, parce que l'organisation familiale a encore évolué*, parce que Tara travaille "à la soupape", par cycle. Après chaque période de leçons quotidiennes, s'ensuit un temps où l'acquis mijote, bouillonne, s'apprivoise et se régurgite. Ce sont des cycles qu'on peut maintenant percevoir puisque de plus en plus courts.
Je vais essayer d'expliquer un peu mieux mon observation. Depuis toute petite, Tara alterne les périodes où elle demande un guide, et les périodes autonomes. Je vois maintenant que les vagues étaient alors longues et lentes, et qu'aujourd'hui, les cycles augmentent en fréquence (et en intensité).
Est-ce un signe Tara va bientôt passer à un autre rythme de travail, une respiration différente ? Est-ce que ça pourrait être une observation de cette "crise" des 6 ans dont on parle en pédagogie Steiner** ?
Il est certain qu'elle, après un automne relativement calme et un début d'hiver chamboulé, entre dans une phase nouvelle.
J'ai accompagné ce passage avec des périodes de leçons donc, où nous avons découvert le dessin de forme, un enseignement phare de la pédagogie Waldorf Steiner***. Et j'ai pu, une nouvelle fois, constater que la petite s'épanouit dans cette organisation un peu particulière, dans cette façon d'aborder les savoirs fondamentaux à travers l'art et la littérature.

J'aime beaucoup cette approche du petit soi dans le tout (on s'en fout que le tout soit grand, puisqu'il est tout). L'enfant se découvre en même temps qu'il prend sa place, et comprend sa place dans sa société. Monique Chant des fées qualifie cette pédagogie de profondément humaniste. Et c'est aussi mon opinion. On peut dire de Steiner qu'il était barré. Ben ouais, allez vivre au début du vingtième siècle, on en a eu une tripoté, de barrés ! Mais de ce foisonnement d'idées, de définitions, de visions de l'organisation du monde ressort l'idée que l'enfant doit grandir sur un terreau culturel fertile, et non un monceau de fariboles extravagantes, individualistes et liberticides (je parle ici du libre arbitre). C'est ce qui m'intéresse. C'est à l'enfant de choisir s'il souhaite être, parmi nous tous, une ancre ou un satellite, un veilleur sur le fortin ou une comète. Mais pour cela, pour avoir le choix,  il doit posséder entièrement les capacités d'être une ancre, un satellite, un veilleur, une comète. Il doit posséder le bagage culturel nécessaire, et il est tout à fait normal qu'au fil du temps, au fil des siècles, ce bagage se fasse plus lourd, plus volumineux, puisque l'Homme acquiert de l'expérience. On remarque ci et là que l'enfant d'aujourd'hui s'adapte parfaitement aux nouvelles technologies. N'est-ce pas parce qu'il a en lui la capacité de faire sien tout ce bagage culturel plutôt que l'appartenance à une pseudo génération connectée ? Ne nous trompons nous pas de filtre quand nous observons nos enfants ?

J'écrivais aujourd'hui que ma fille avait besoin d'un professeur qui soit aussi un artiste. Elle possède une sensibilité artistique et technologique, une capacité d'adaptation naturelle et une grande conscience de son individualité (elle n'a jamais voulu de surnom). Elle aime le vivant, et nous découvrons qu'il y a dans la pédagogie Steiner les clefs dont elle a besoin pour s'exprimer et élargir son horizon (et non pas empiler simplement les connaissances les unes sur les autres). Elle habite ainsi son univers, et ne le subit pas. Le dessin de forme est par exemple un langage qui permet à Tara de structurer sa pensée. Elle affronte ainsi mieux l'inconstance (l'inconsistance ?) de son père.

Si vous imaginez la pédagogie Steiner comme une file de petits lutins arc-en-ciel, alors, c'est que vous avez oublié de lire l'article en dessous de la photo. Le lutin est ici accessoire, le fond, c'est le rythme, c'est la reconnaissance de l'art comme étant inhérente à notre nature d'humain (d'ailleurs, les états totalitaires contrôlent l'art), c'est la transmission du savoir-faire et des savoirs fondamentaux. L'art comme l'aboutissement de la technique, à la fois but et moyen.

Nous avons ainsi repris notre souffle, et nous entamons une nouvelle période de leçons.


* Et elle évoluera certainement encore dans les semaines à venir, puisque le père de mon enfant semble retomber dans les travers qui ont causé le dernier pétage de plomb en date.

** Bouh ! Héhéhé, heureuse d'en avoir fait bondir quelques uns... Oui, je suis une peau de vache.

*** Bouh ! Héhéhé, êtes-vous toujours là ?


jeudi 22 décembre 2016

Quand la nature inspire les écrivains, critique suite et fin.

Dans ces jours les plus courts et ces nuits les plus longues, je reviens vers vous pour vous parler à nouveau de l'ouvrage Quand la nature inspire les écrivains, d'Élisabeth Combres, illustré par Titwane, aux éditions Plume de Carotte. 

Je viens de le terminer avec une seule envie, découvrir et redécouvrir ces écrivains dont la nature a influencé, impulsé, les mots.
Chaque extrait a été une (trop courte) plongée dans un même univers redécouvert encore et encore avec une sensibilité et un regard nouveaux et insondés.
Les aquarelles de Titwane répondent à la douce concision des biographies imprégnées du but de cet ouvrage, on n'est jamais perdu, on sait que d'un bout à l'autre, Élisabeth Combres nous présente ces personnes à l'aune de leur relation avec la Nature.  Elle a réussi à magnifier même les aspects les plus sombres, vulgaires et indécents de cette cinquantaine d'auteurs, dévoilant sans fard leur folie ou leur faille sans les empeser de pudibonderie futile.

Je viens de terminer ce tour du Monde littéraire, et m'en vais maintenant faire le tour des Bouquineries à la recherche de ces pépites qui ramènent l'homme à sa dimension naturelle, grand esprit dans petit corps.

Happy Winter Solstice !



jeudi 6 octobre 2016

Le fortin du bon sens VI - la lutte. Attention article fleuve.

Nulle barricade, nulle lacrymo, en fin de compte. Ce n'est pas dans une rue de France que 35 000 pelés vont réaliser l'impossible dans cet état d'urgence abusif et permanent.

Quand on parle de l'instruction, et/ou de l'éducation, il faut garder à l'esprit qu'on cause d'un patrimoine immatériel. Le Sénat est passé par ici, le décret repassera par là.

Où est la Résistance si on parle de quitter le pays ? Où est la fierté d'être Lorrain, Breton, Français, d'appartenir à un peuple, de faire partie d'une population ?  Il faut se battre pour notre patrimoine culturel, même si pour cela nous devons nous faire cactus dans le désert.

There are two gifts we should give our children. One is roots, and the other is wings.

Je suis attachée à mon pays, à ses pays, à ses paysages, à cette campagne qui toujours renait, à ces bourgs, ces villages, ces hangars, ces ports, ces montagnes et ces fleuves. Je suis attachée aux gens, à ces caractères qui changent d'un canton à un autre, d'une ville à une autre.

La liberté, elle est là. Je suis libre d'aimer mon pays. Et cet amour, je l'ai transmis. Cette liberté de choisir d'aimer son pays pour ce qu'il est, je la transmet. Par la culture, par le savoir-faire, par les connaissances fondamentales, parce que cela garantit la liberté de ma fille, sa conscience du mot égalité, parce que cet ancrage dans un terroir donne son sens au troisième terme de notre devise, fraternité. La fraternité, c'est aimer un peuple pour ce qu'il est, pour sa capacité à devenir, c'est s'aimer pour chaque action accomplie pour et au sein de ce peuple.

La fraternité, ce n'est pas l'union nationale, ce n'est pas la fédération d'une multitude de facettes, c'est accepter de vivre côte à côte avec un autre que soi, et de l'aider en frère. La fraternité, c'est aller vers l'autre, pas de parler d'une seule voix.

Mon taf au sein du Collectif l'École est la maison : coulisses d'une punkette embarquée joyeusement avec toute l'équipe du Collectif.

Au début fut le groupe Facebook. Un joyeux brainstorming pour reprendre chaque mot de 17 propositions lancées à la disposition de ceux qui voulaient bien entendre. Pas une expression qui ne fut passé au crible de la moulinette : "et les unscho ? et le handicap ? et le trop jeune, le trop vieux, le trop normal ? et l'inspection ? et la loi actuelle ? et ..."
Et puis, à la sortie du moulin, 20 propositions, fruit d'une collaboration riche et passionnée. On a eu des départs, oui. Des personnes qui n'avaient pas compris que le Collectif et le groupe Facebook n'avaient pas pour but de remettre en question le principe de proposer quelque chose de concret au gouvernement, mais de produire le meilleur texte possible, dans un esprit d'apaisement et de réelle négociation ( = identification des problèmes de part et d'autres et invention des solutions).

Et puis nous avons soufflé, un peu. Est venu le temps de faire notre rentrée.

J'ai peu à peu créé ma place dans ce collectif. Ni formel, ni unschool, je revendique le Gris Arc-en-ciel. J'ai donc des choses à partager, des capacités à mettre à disposition d'une démarche que j'approuve.

Co-administrer le forum L'École est la Maison est quelque chose dont je suis fière. Cette plate-forme élargit les possibilités pour les membres de communiquer, de partager et d'archiver les documents.
Il nous a été demandé de pouvoir débattre et de discuter avec nous. Il nous a été demander de pouvoir avoir accès au partage sur l'instruction formelle sans adhésion au collectif. Nous avons donc ouvert la moitié du forum à un public hors-collectif. Les intitulés des catégories permet l'installation du débat, la poursuite de riches discussions, même vives ; il est possible d'identifier ensemble les problèmes de communication au sein de la sphère IEF, ces problèmes de communication entre anti et pour auxquels nous n'avons pas encore de solutions.

Co-administrer le forum, c'est un moyen de participer à la diffusion d'une information complète : la sphère IEF, c'est une multitude d'oeufs de crapaud agglomérés, une grappe mouvante, gluante, qui s'agglutine ou se disperse. Et c'est normal ! Nous ne sommes pas une communauté IEF en France. Nous sommes une agglomération de groupes qui s'assemblent par affinité. Liant il peut y avoir, ou pas.

Avoir adhéré au Collectif et co-administrer le forum me permet d'agir au niveau national et m'engager à la mesure de mes moyens, c'est être pleinement responsable de mes mots et de mes choix. Ça participe à ma liberté d'aimer mon pays et ses régions même quand il est tout de travers, même quand on a des éclopés au pouvoir.

Aimer et agir, c'est maitriser sa peur, c'est s'autoriser à inventer de nouveaux biais pour résister aux restrictions liberticides.

La lutte et la résistance sont là, dans la transmission de notre patrimoine, et l'insoumission aux idéologies nauséabondes. Mais je n'associe pas insoumission et révolte. On peut ne pas se soumettre en proposant autre chose. La troisième voie, l'idée en plus, la permission, les balbutiements d'un nouveau départ, dans le bon sens. Je n'associe pas insoumission et révolte, parce que je parle de construire demain, mais qu'une génération entière de mineurs en ief est ballotée par les trépidants rebondissements de l'affaire 14bis. On ne peut pas construire un avenir meilleur sur les barricades quand on parle d'un patrimoine immatériel. On ne peut pas obtenir une considération de l'IEF stable et durable si sans cesse l'un des partis se sent floué, faible, en faute ou impuissant.

mardi 27 septembre 2016

Forum Collectif L'École est la Maison - MAJ

Le Collectif L'École est la Maison se dote d'un forum, outil particulièrement efficace pour le partage des ressources et le travail collectif.




Le Collectif L'Ecole est la Maison regroupe des personnes qui ont une expérience de l'instruction formelle sous quel qu'aspect que ce soit : instruction en famille (IEF), cours par correspondance (CPC), scolaires, enseignants, soutien scolaire etc... Nous pensons en effet que nous pouvons nous enrichir de nos différences.
Les porte-paroles du collectif l'Ecole est la Maison ont une longue expérience de l'instruction formelle en famille à titre personnel.

Le Collectif L'Ecole est la Maison a pour volonté

  • de communiquer et d'informer sur l'instruction formelle en famille
  • d'être force de proposition pour un juste encadrement de l'Instruction En Famille (IEF)
  • de relayer et de diffuser tout ce qui a trait à l'instruction en famille et tout particulièrement à l'instruction formelle en famille
  • de militer et d'agir pour des relations pacifiées et constructives avec l'Education Nationale, seule voie possible, selon nous pour un IEF durable.
  • Le Collectif L'Ecole est la Maison est autonome.
  • Il ne dépend d'aucune association, d'aucun parti politique. Ses membres sont tous bénévoles. Si frais de fonctionnement il doit y avoir, ils seront assurés par des dons exclusivement.

Le Collectif l'Ecole est la Maison est attaché à sa liberté de penser et de parole. Il est apolitique et non-confessionnel.

mardi 20 septembre 2016

Après-demain, l'automne.

- Ma chérie, je vois que tu zones et que tu es chagrin.
- Oui, je suis fatiguée.
- Souhaites-tu reprendre les leçons demain plutôt que vendredi ?
- Oui !
- Alors demain nous fêterons le dernier jour de l'été, et jeudi le premier jour de l'automne.
- Oh oui !

Trois longs mois de grandes vacances, à papillonner et butiner dans la douceur estivale.

Une saison pour explorer, pour vivre le plein été.

Et maintenant, sentir qu'il est temps de se poser, un temps, de revenir à ce qui avait été laissé, de redécouvrir ce qui n'a pas vraiment été oublié, de tâtonner dans ce qui est encore inconnu, jusqu'aux prochaines vacances.

Quand il y a un doute, il n'y a pas de doute.

Je ne publierai pas ici mon Fortin du bon sens VI intitulé "la lutte" tout frais d'hier. Je vais balancer ce brouillon acide, le réécrire, mais pas avant de vous en offrir tout de même un extrait :
Rentrée 2016 : l'informel et l'autonome ont la cote auprès les médias grand public. Mais bordel quelle image de l'IEF en France ! Mièvre, tronquée, amputée de toutes ces familles qui vivent l'instruction formelle, ou même de celles qui se réinventent tout au long de la croissance de l'enfant !
Pourquoi répondre à ce besoin de sulfure consommable et immédiate qu'ont les journaux d'aujourd'hui ? Y a-t-il vraiment des unschoolers qui pensent que ces parutions contribuent à leur liberté, ou même, pour ceux qui restent ouverts d'esprit, au respect de l'ensemble des enfants non-scolarisés ? Aucun d'eux pour percuter que ce sont les documentaires longs, les livres, les articles construits dans une presse spécialisée, sur nos blogs, les conférences qui permettent réellement de faire passer un message complet, et non pas ces interviews à la petite semaine dans des bulletins trop généralistes pour être pertinents ?
[...]
J'aimerai qu'on m'explique pourquoi aujourd'hui, quand je parle IEF avec quelqu'un, je dois avant tout lutter contre les clichés d'une lecture tardive, de la tarte aux pommes fractionnée ou de l'avion en papier géométrique ? Peut-être parce que c'est ça qu'on obtient, quand on raconte de la merde dans les micros.


Un questionnement semblable et les réponses (si vous aussi avez pondu un billet sur le thème, lâchez-vous dans les com' !) :
 http://la-mere-poule.blogspot.fr/2016/09/les-apprentissages-concrets-sont-la.html
 https://chouetteyaplusecole.wordpress.com/2016/09/21/les-fractions-et-la-cuisine-stop-a-lamalgame-ridicule/



samedi 17 septembre 2016

Déjà la mi-septembre ?

Enfin, "déjà"... façon de parler.

Cet été fut particulier, pour une fois, je n'ai pas plongé dans mon terrier pour une retraite estivale. Alors, non, je n'ai pas blogué, et je ne fus que très faiblement présente sur les réseaux sociaux (hormis un forum de jeu de rôle que nous avions à reconstruire après un schisme entre responsables).

Cet été fut particulier, j'ai eu trente ans, et c'est juste trop cool, j'ai eu des cadeaux merveilleux, gâtée pourrie.

L'été tire maintenant sur sa fin, et c'est un mois de septembre particulier, puisque nous ferons la rentrée de notre école à la maison le 23 septembre. Et je proclame haut et fort ces mots "rentrée" et "école à la maison", car cet été tout particulièrement, j'ai trouvé le milieu "unschool" particulièrement irresponsable, violent, voir malveillant envers les autres courants IEF. Alors je le dis bien haut et fort, je me désolidarise de tout ce fatras à la sauce libertaire, merde à la fin. Cette bouillabaisse imbuvable qu'on nous ressert jusqu'à plus soif, ras la couenne. Je suis convaincue et je vis cette aventure qu'est la non-scolarisation de l'éducation et l'instruction de ma fille. Mais je n'oublie pas que nous sommes des pions, des tous petits pions, de minuscules pions sur un échiquier politique déconnecté de la Pachamama.

Je n'oublie pas que le plus important n'est pas mon enfant, mais la transmission des exploits cognitifs réalisés par des milliards d'humanoïdes avant nous. Mon enfant n'est qu'un jalon, un relais, un tout petit pion. Ce petit pion est le centre de MON monde, mais nous vivons dans LE monde. L'égocentrisme n'est plus une option, la simple survie de la planète - notre unique vaisseau Terre - est menacée par les plus perverses dérives de la pensée humaine, et les hommes ont besoin de techniciens, d'ingénieurs, de paysans connectés à leur terre et entre eux, pas d'ignorants nombrilistes.

La génération qui vient (et la suivante et toutes celles qui auront à réparer et réinventer le monde) a besoin de très bons généralistes, elle va devoir développer le concept de résilience à l'extrême. Elle va devoir apprendre tout le savoir actuel, pour comprendre toutes les exactions commise par l'homme, et en plus utiliser son potentiel créatif pour surmonter cette crise à l'échelle d'un astre. Double charge de travail, pas de bol.


jeudi 21 juillet 2016

Le Village de l'an mil fête ses 30 ans

Un boulet, moi ? Naaaaaaan. Vous prévenir une journée à l'avance d'un week end d'animation pour fêter les 30 ans du Village de l'an Mil à Melrand...ça ne me ressemble pourtant pas. Hein ? On me souffle à l'oreillette que je préviens toujours à la dernière minute ? Sottise et racontar !


Venez quand même à notre rencontre ! 


Letavia et Milites Pagenses réunis, que du bon !

Le fortin du bon sens V - la résilience, plus ou moins

C'est un titre de brouillon que je traine depuis le premier fortin, reculant l'échéance, par timidité de m'attaquer à ce gros morceau, par peur de gâcher un billet si important pour moi. Pourtant la résilience, c'est chaque jour qui passe. C'est chaque savoir-faire acquis qui fait de moi une bonne personne, une personne autonome, capable, généraliste. La résilience, c'est aussi les capacités spécialisées que je possède et que je met à la disposition de mon prochain, qui m'apporte à son tour son savoir de spécialiste. Et demain, lui et moi aurons gagné en résilience par cet échange de savoir-faire, et nous irons trouver un troisième larron parce que la survie d'un groupe d'êtres humains dépend de cela, de sa résilience. 

J'ai évoqué dans un commentaire sur le blog des Chroniques du Poulailler la mémoire du peuple. J'ai pu dire que cette mémoire se lègue par une diversité de moyens à préserver. Qu'est ce que c'est pour moi la mémoire d'un peuple ? Tout d'abord ce n'est pas quelque chose de fini. Chaque jour enrichit cette mémoire. Et puis, cette mémoire c'est le savoir-faire, le savoir-faire sans énergie autre que la force de l'homme, le savoir-faire technologique de l'homme qui utilise les forces de la nature pour son travail. Ce sont les connaissances, les découvertes, les inventions. Ce sont aussi les erreurs, les horreurs que l'être humain a pu perpétrer. J'ai pu dire que cette mémoire, transmise à nos enfants, augmente la résilience de tous.

(Système) Capacité à absorber une perturbation, à se réorganiser, et à continuer de fonctionner de la même manière qu’avant.  *

Je me pose cependant une question. Quels sont les modes d'instruction en famille les plus résilients, aujourd'hui, en France ?

(Psychologie) Résistance psychique face aux aléas de la vie. *

 La perturbation des systèmes "famille IEF" qui a lieu aujourd'hui est une épreuve pour tous. Soyons forts, soyons résilients, inventons, adaptons nous, chacun à notre manière, et partageons ces manières, ces moyens, pour que tous y gagnent.

Je pensais clore là-dessus. Et puis me revient un commentaire de ce matin. Partir perdant c'est perdre. Pour répondre, je vais piquer un des gimmicks favoris des gens de Vie sauvage et survie, un de mes favoris aussi. Toujours tricher, toujours gagner.


* https://fr.wiktionary.org/wiki/r%C3%A9silience 





mardi 19 juillet 2016

Collectif L'École est la Maison




[...]Il existe deux courants principaux en IEF : les unschoolers -que nous appellerons également informels- qui s’appuient sur les apprentissages autonomes et autogérés ; les formels  qui privilégient une approche de transmission structurée. Notre collectif « L’école est la maison » regroupe des familles aux apprentissages formels.

Formel vient du latin formalis « qui a la forme de ». Par conséquent l'apprentissage formel est   déterminé. L’instruction formelle suppose donc un enseignement structuré sur la base de la transmission. Nous considérons celle-ci comme une émancipation qui permet aux enfants d’être outillés afin d’accéder plus facilement aux savoirs et ainsi être en mesure de développer une autonomie et la liberté.

Pour autant, nos enfants ne sont pas vissés sur une chaise toute la journée ! Les apprentissages se font dans la bienveillance et tiennent compte de leurs capacités, de leurs intérêts et de leur rythme. Ils s’appuient sur des méthodes variées qui évitent la fatigue de l’enfant à laquelle nous demeurons attentifs.

Nous osons leur offrir une diversité de champs d’intérêts partant du postulat qu’on ne peut pas développer d’intérêt intrinsèque pour ce que l’on ignore. Plus vastes sont les connaissances, plus grandes sont les possibilités d’apprendre et de s’ouvrir.

L’enfant vit dans l’instant présent. Il ne connait pas les conséquences de ses actions pour l’avenir : c’est pourquoi nous nous situons au-delà de son unique motivation intrinsèque pour guider ses apprentissages. Comme adulte responsable, nous pensons qu’il est de notre ressort de l’aider à acquérir les fondamentaux, même ceux pour lesquels il démontre moins d’intérêt, afin de garder toutes les portes ouvertes lorsque sera venu le moment pour lui de choisir son orientation.[...]

Le Collectif L'Ecole est la Maison regroupe des personnes qui ont une expérience de l'instruction formelle sous quel qu'aspect que ce soit : instruction en famille (IEF), cours par correspondance (CPC), scolaires, enseignants, soutien scolaire etc... Nous pensons en effet que nous pouvons nous enrichir de nos différences.
Les porte-paroles du collectif l'Ecole est la Maison ont une longue expérience de l'instruction formelle en famille à titre personnel.

Le Collectif L'Ecole est la Maison a pour volonté

  • de communiquer et d'informer sur l'instruction formelle en famille
  • d'être force de proposition pour un juste encadrement de l'Instruction En Famille (IEF)
  • de relayer et de diffuser tout ce qui a trait à l'instruction en famille et tout particulièrement à l'instruction formelle en famille
  • de militer et d'agir pour des relations pacifiées et constructives avec l'Education Nationale, seule voie possible, selon nous pour un IEF durable.
Le Collectif L'Ecole est la Maison est autonome.
Il ne dépend d'aucune association, d'aucun parti politique. Ses membres sont tous bénévoles. Si frais de fonctionnement il doit y avoir, ils seront assurés par des dons exclusivement.

Le Collectif l'Ecole est la Maison est attaché à sa liberté de penser et de parole. Il est apolitique et non-confessionnel.

samedi 16 juillet 2016

L'histoire d'un été - première partie

La côte nord avec Grand-père
Photographie Grand-père
Photographie Grand-père

Mes bébés sous lampe
(enfin ceux des copains que j'ai couvés 10 jours et que je nourris)
(et il sont huit, trouvez les deux qui se font marcher dessus)
(et ils sont crados, et feront tout pour rester sur le journal sale quand tu glisses le propre à la place)



La robe blanche
(pour archive)




mercredi 13 juillet 2016

Teigneuse petite cuiller II

Flylady v2.0 à la mode Gwen sauce (pimentée) Enid, les images qui parleront d'elles-mêmes.



Une semaine après...

Ce matin
(Et encore le carton au milieu, c'est la poubelle recyclage qui a émigré après la photo.)

Et en cette fin d'après-midi...


(Machine à tricoter fixée sur un bâti de métier à tisser et métier à tisser, pour les curieux)
(et non, ce n'est pas un hotspot sous la machine à tricoter, ce sont les accessoires.)


Que je vous rassure, le reste de la maison était tout du long à peu de choses près comme ça, hein, quand je dis que je n'avais qu'un problème mais un gros....


lundi 11 juillet 2016

De retour

Elle est revenue toute fraîche de ses vacances avec Grand-père.

Sa chienne la colle, bousculant, reniflant, léchouillant, heureuse de retrouver sa petite patronne.

La maison résonne à nouveau de son babil incessant, le jardin de ses expériences aquatiques, le coin jeux de ses amusements.




Le fortin du bon sens IV - les pavés dans la mare de l'IEF

Qu'il est difficile à tenir, ce fortin, quand on l'assaille avec force de loi(s).

Les veilleurs se regardent en chien de fusil, incapables de s'accorder sur les armes à brandir, les jeteurs de ponts en balancent les pavés, les nuages noirs de l'orage pèsent un tel poids que des parasites vrombissant viennent nourrir l'exaspération de tous.

Est-on obligé de tomber d'accord ? D'être unis comme un seul alors que nous sommes multiples ? Ne peut-on pas considérer ça comme un atout, devant l'échec des premières salves des premiers veilleurs, devant le temps qui joue à la fois pour et contre nous, d'avoir un filet à lancer pour nous repêcher à la fin août si les actions associatives n'aboutissent pas ? N'est ce pas un atout d'avoir un filet perfectible, et qui puisse aussi se ravauder, dans un langage que les Bousillators EN2016 d'en face puisse comprendre ?

Vous la voulez, ma liste utopique à moi ?

1. Déclaration annuelle facultive à l'EN, à la mairie et à la CAF. Mais si déclaration il y a alors allocation de rentrée scolaire il y a aussi. Donnant-donnant. Augmentation de l'allocation de rentrée scolaire. Ouais. Parce que s'engager volontairement à être inspecter, s'engager officiellement avec cachet de la poste faisant foi, ça demande des couilles.

2. En cas de déclaration, inspection annuelle EN et mairie. La déclaration engage jusqu'à l'inspection de l'EN (la seconde inspection le cas échéant).

3. En cas de déclaration, une seule signature d'un responsable légal. EN et IEF à égalité, merde quoi. Et si marasme familiale il y a, on claque des thunes dans la médiation, ça vaut le coût.

4. En cas de déclaration, plusieurs dates d'inspection proposées au plus tard un mois avant. En cas de déclaration, négociation du lieu d'inspection (domicile, locaux, autres lieux plus neutres, etc... l'imagination n'est pas interdite en France.) dans le plus grand intérêt de l'enfant. Possibilité de demander un autre ien à ce moment là si aucun terrain d'entente n'est possible. (Si pas de terrain d'entente possible avec un second inspecteur, remboursement de l'ars = liberté pédagogique préservée, et équité préservée entre EN, CAF et famille).

5. En cas de déclaration, charge aux familles prévenir une quinzaine à l'avance l'inspecteur sur quoi il va tomber. Histoire qu'il puisse refiler le bébé à un autre ien si le clash s'annonce inévitable. Oui, il serait aussi permis et recommandé à un inspecteur (anti-unschool par exemple, m'enfin, avec la déclaration facultative, le problème se résous en grande partie) de se désister pour préserver la paix des familles. 

6. Modalités de l'inspection négociées à l'avance à partir d'un dossier pédagogique ou bien déroulement type entretien/présentation-tests. Tout le monde sait ce qu'il a à faire le jour J. Une inspection à trois acteurs, le parent, l'inspecteur et l'enfant. Pas de pseudo conseillère pédagogique. Un inspecteur est assez grand pour se démerder, c'est son job.

7. Une inspection ne peut aboutir à une injonction de scolarisation en établissement. Si l'enfant est en danger, maltraitance etc, y'a des services sociaux pour ça. En cas de doutes concernant l'instruction, 2nd contrôle, et si doutes toujours, obligation de déclaration de l'ief l'année suivante (charge aux parents de mener leur propre réflexion tout en préservant leur liberté pédagogique). Les parents peuvent toujours choisir de scolariser leur enfant dans un établissement (public ou prive sous/hors contrat). La liberté d'instruire et la responsabilité incombent aux parents. S'ils laissent leur enfant devenir un connard de la pire espèce, ils le regretteront et le paieront de toute manière lorsqu'ils seront vieux et incontinents par la négligence dont leur môme fera preuve envers eux. Laissons la nature rendre les coups de bâton. 

8. En cas de déclaration, des aides à l'accès aux professionnels pour les enfants aux besoins spécifiques (dys, TDA, etc...). 




Ouais, hein, c'est bien loin des propositions de Laurence des Chroniques du Poulailler que je soutiens dans la situation actuelle.
Et alors ?
Est-ce que pour autant je dois porter des oeillères pour ne pas voir dans quelle mare vaseuse l'ief a été jetée par une Éducation nationale pourrissante ?
On ne sort pas des sables mouvants en sautant d'un bond hors de la fange. S'agiter frénétiquement ne fait qu'accélérer l'enlisement. D'abord, on respire doucement, on s'allonge de tout son long sur toute la surface, et on progresse lentement pour sortir ses jambes de là, et puis tout aussi doucement pour regagner la terre ferme et la liberté.