mercredi 23 décembre 2015

Être prêt, une situation confortable

Un court article suite à celui de Sylvie, du blog Apprendre... autrement : http://ecolemaison.net/2015/12/22/journal-quotidien-180/

Voici un extrait ce que j'ai écrit en commentaire.
"Septembre 2017 est encore loin (la rentrée de l’année des six ans de ma mioche), mais quoi que je choisisse de faire, je ne veux pas y arriver les mains dans les poches, et ne pas savoir quoi écrire sur la première lettre à l’inspection de l’académie.
[...]
[en mode la preuve en est] Un de nos outils favoris depuis déjà un moment, c’est la copie de mots. J’ai pioché il y a des mois une méthode d’une institutrice Freinet qui consiste à écrire le mot dicté par l’enfant sur un bout de papier, et le lui donner pour qu’il le recopie. Et bien sans ça, j’aurai loupé le coche, je crois bien. Sans encore faire le lien syllabique, la mioche recopie avec enthousiasme et application ce qu’elle souhaite transmettre. Ce soir, à 22h, c’était une liste : draisienne, habit de sorcier, cravate, mais il arrive de plus en plus souvent que ça soit une phrase entière. Et nous commençons le travail sur la taille des lettres et l’écriture sur une ligne (l’explication du pourquoi il est nécessaire qu’elle écrive maintenant en script et non plus en lettre bâton date aussi de ce soir, et parfaitement comprise et adoptée).
C’est tellement confortable d’être prête, en tant que parent !"


C'est vrai, il faut être prêt à suivre, être prêt à tout, ça ne prévient pas quand ça arrive. 

Quand on me demande ce que je fais, souvent et avec habileté, je détourne la conversation. Parce que qui prendrait le temps de comprendre que je me soucie des outils pédagogiques qui nous seront nécessaires dans trois ou quatre ans ? Et si je n'avais pas tous les outils là maintenant pour entamer une année de cp (c'est bien trop tôt, je ne jouerai pas à ça avec ma précieuse enfant encore chéper sur la Lune), est-ce que la petite enfance en liberté me paraîtrait aussi confortable ? 

Je suis confiante et sûre de moi, parce que je travaille beaucoup. En fait je n'ai jamais mené un si gros travail de recherche. Je ne parle pas de recherche de fiches, d'exercices, de programmes, de progression, de livres vivants, de documentaires, de jeux, je parle de techniques, de méthodologie pédagogique éprouvées dans les écoles et les classes alternatives, en particulier dans les courants Charlotte Mason, Célestin Freinet et Reggio Emilia. Le tâtonnement expérimentale, du maître et de l'élève, ne se fait pas sur du vent. Il y a un fond, une logique humaine, au fonctionnement maître-élève, groupe famille, enfant-environnement (surtout). Cette logique perçue par le maître ou le parent, je m'avancerai à dire que c'est bien plus de la moitié du travail de fait. L'autre moitié du travail, c'est la mise en oeuvre pratique de ce principe logique, avec une méthode la plus simple qui soit. Les miettes qui restent, on peut choisir de les consacrer à ce qu'on veut. 

Et comme j'ai annoncé un court article, je m'arrête là.  

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