samedi 12 septembre 2015

Plus de détachement d'un côté, moins de pitié de l'autre.

Ne plus prendre trop à coeur les (v)agissements des uns et des autres, mais agir (choisir) quand l'occasion s'en présente pour secouer l'atmosphère lourde de guimauve inerte et bien-pensante. J'en suis là, et il semble que ça puisse en ébranler plus d'un dans mon entourage.

C'est qu'à contenir cette hargne et cette colère, on se rend malade, hein.

Et encore.

Hier, j'entendais de la bouche d'une personne tout à fait sensée, qu'un groupe d'enfants de trois ans ne découpe pas avec des ciseaux, qu'à la limite il faudrait lui déchirer.
Qu'un groupe d'enfants de trois ans se satisfait d'empreintes de mains dans la peinture, de bonhommes en feuilles, de projets dirigés d'art simplifié en somme.
Cette personne a été pendant un mois l'institutrice de maternelle de ma fille.
WTF ? Tu veux dire que pendant un mois, ma gosse a perdu son temps à écouter tes consignes pourries et à faire une sieste obligatoire  ? Qu'elle n'a pas pu avoir accès à du matériel qu'elle utilisera tout le restant de ses jours (plus de 80 ans j'espère) ? Que la classe a été considérée comme un groupe d'élèves de maternelle auquel proposer des activités adaptées-à-leur-âge-tu-comprends en lieu et place d'un groupe d'enfants capables à accompagner dans leurs projets ?

Il est prévu que dans deux semaines une rencontre entre mioches et fibres. Si les grandes lignes sont tracées (pour l'approvisionnement en matériel), des projets collectifs sous le coude (tapis en feutre, petits déguisements, tapisserie sauvage), mon fil directeur reste la découverte libre, le respect de la création spontanée ou réfléchie de l'enfant. Je serai à égalité avec la bâche, le savon, l'aiguille, le métier à tisser, un simple support technique. Et un aussi, sûrement, surtout, un camarade de jeu.
Approche naturelle, riche, simple, sans préparation dispendieuse en temps et en énergie. Juste partager un moment ensemble autour des fibres et des fils.

2 commentaires:

  1. Nous habitons à l'autre bout de la France ; dommage ! on serait bien venu(e)s se rencontrer !!
    aurélia

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  2. Il ne s'agit pas d'une animation publique, si ma tournure de phrase avait été comprise ainsi. Juste une occasion de faire se rencontrer une poignée d'enfants et de la laine.

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